Je ne comprends pas ce que je dois faire.
Les réunions de cadrage s’enchaînent. La tâche que l’on m’a confié semble complexe.
Je n’y arriverais pas, me sens découragé. La nouvelle boss a un regard sévère. Ne sourit jamais.
Elle donne des ordres, attends des résultats.
Je ne me sens pas bien.
Je demande à quitter la réunion.
Je sors dans la rue.
Je rentre dans un musée. Une structure en bois ancien. Une sorte de cube. Dans la salle il y a ma patronne aussi. Elle m’a suivi. La structure se met à bouger, elle grandit. Je saisis un angle, me laisse hisser à la verticale jusqu’au plafond en quelque secondes.
Telle une échelle de pompier à l’horizontale, la sculpture télescopique, grandit et la ramification sur laquelle je suis accroché sort du musée. Je tends la main à ma patronne : « venez c’est maintenant ou jamais». Elle se hisse et s’accroche.
Au sommet de la structure on pourfend la ville de Bruxelles, on enjambe la grande ceinture, on passe des campagnes puis arrivons à Louvain. Un chien nous attends, ou bien la structure s’est incarnée en chien. La patronne me regarde d’un air sévère. « Et maintenant ? »
« On suit le chien bibliothèque « Billy » ». La boss esquisse un sourire.
Billy nous guide jusqu’au « Blaue Reiter » un strip club, on pénètre il fait sombre. Un cheval noir hennit et traverse notre champ de vision. Le chien aboie en écho essaye de nous parler.
Il est la clé de l’énigme. Des portes closes, d’autres ouvertes, des mondes dissimulés. Derrière chaque porte, des sons jamais entendus. Des expériences sonores, à moins que ce soient des cris inhumains. Nous faisons aussi partie d’une expérience qui nous dépasse. Nous sommes un rien dans l’univers. Le chien n’est plus un chien ni une sculpture vivante d’art contemporain. C’est un être divin.
Nous retournons chez nous, une famille à pris possession du lieu. Ils disent que c’est chez eux, identifient notre voiture garée devant comme la leur. Ils pointent des autocollants de villes dans lesquelles nous ne somme jamais passés. Je ne sais plus qui dit la vérité.
« Et maintenant ?» me questionne la boss impatiente.
